Conseil et coordination réglementaires

Déterminer la voie juridique avant de remplir les formulaires

Vérifiez le champ réglementaire avant les essais.

L’autorisation d’un dispositif médical au Japon suppose un dossier réglementaire complet, et non un certificat PMDA unique. Il faut d’abord identifier la classe japonaise du produit et vérifier si une norme de certification désignée couvre son usage prévu. Viennent ensuite la désignation du demandeur compétent, les enregistrements des sites concernés, la constitution des preuves, le dépôt auprès du bon organisme, les réponses aux questions et le suivi après mise sur le marché. Le choix dépend du code JMDN et des revendications précises du produit.

Déterminer la voie juridique avant de remplir les formulaires

La loi PMD répartit les dispositifs en classes I à IV. Pour la classe II et certains dispositifs de classe III, la présence et l’applicabilité d’une norme de certification désignée sont déterminantes. La PMDA examine les demandes d’autorisation relevant du MHLW; un organisme de certification enregistré (RCB) traite les dispositifs éligibles. La classe attribuée dans l’UE ou aux États-Unis ne suffit pas.

Catégorie japonaiseDépôt et examenDécision et autorité
Classe INotification du produit à la PMDA, sans examen scientifique du produit.La notification n’est pas une autorisation du MHLW; la conformité demeure sous la responsabilité du déclarant.
Classe II ou certains dispositifs de classe III couverts par une norme applicableDemande de certification auprès d’un organisme RCB enregistré.Certification par le RCB uniquement si produit, usage déclaré et norme concordent.
Autres classes II et IIIDemande d’autorisation instruite par la PMDA.Autorisation du MHLW après les examens de produit et de QMS applicables.
Classe IVDemande d’autorisation instruite par la PMDA.Autorisation du MHLW; une autorisation étrangère ne la remplace pas.

Consigner le code JMDN, la finalité, la classe de risque et la norme désignée éventuellement applicable. En cas de doute, clarifier la qualification avant de choisir un RCB sur la seule base de la classe II.

Identifier le demandeur, le fabricant et l’interlocuteur

La commercialisation suppose un titulaire japonais approprié de l’autorisation de mise sur le marché (MAH), ou une autre organisation de demandeur et de représentant permise par la voie applicable. Certaines activités de fabrication à l’étranger nécessitent un enregistrement distinct. Selon la PMDA, dans la procédure d’enregistrement du fabricant étranger, celui-ci reste le demandeur même lorsqu’un mandataire japonais dépose le dossier.

IntervenantResponsabilités et piècesTransmission du dossier
FabricantHistorique de conception, sites, essais, justification clinique, documentation qualité et réponses techniques.Valide les spécifications et fournit les données sources; identifie les sites à enregistrer.
MAH japonais / acteur local désignéVérifie la voie, les habilitations, les documents japonais, la coordination, la vigilance et les contacts officiels selon son statut.Confirme le demandeur, signe et dépose selon ses pouvoirs, suit les demandes.
PMDA / MHLW / RCBLa PMDA instruit et inspecte selon le cas; le MHLW décide des autorisations; le RCB certifie les produits admissibles.Le destinataire découle de la voie juridique, non d’un délai présumé plus court.

Pour enregistrer un site de fabrication étranger, il faut d’abord obtenir les codes requis pour l’entreprise étrangère et chaque établissement concerné. Selon la PMDA, le fabricant étranger reste le demandeur, mais le dépôt doit être effectué par le titulaire japonais de l’autorisation de mise sur le marché ou un autre intermédiaire japonais admis. Le fabricant étranger ne peut pas déposer directement. Un code d’entreprise ne vaut pas enregistrement du site.

Quatre contrôles documentaires avant la soumission

Il n’existe pas de dossier universel. Pour l’autorisation, la PMDA distingue les dispositifs nouveaux, améliorés et génériques. Le dossier doit relier classification, revendications japonaises, preuves pertinentes et périmètre de l’évaluation du système qualité.

Ensemble documentaireContrôle avant dépôt
Identité et revendications du produitJustification JMDN, variantes, finalité, description, indications, contre-indications et étiquetage japonais cohérents.
Sécurité et performanceGestion des risques, vérification/validation, normes, essais non cliniques et justification ou données cliniques requises; conserver les données sources.
Fabrication et qualitéInventaire des activités et sites, enregistrement des sites étrangers concernés, conformité QMS japonaise selon l’ordonnance nº 169 et justificatifs actuels d’inspection ou de certification QMS.
Administration et vigilancePouvoirs du demandeur, formulaires et annexes en japonais, traductions maîtrisées, frais applicables, responsable des réponses et des signalements.

ISO 13485, un rapport MDSAP, le marquage CE ou une décision FDA peuvent étayer les preuves, mais ne donnent pas à eux seuls le droit de commercialiser au Japon. La PMDA accepte les rapports MDSAP dans les conditions prévues pour l’évaluation QMS.

Six étapes de dépôt et d’instruction auprès de la PMDA ou d’un RCB au Japon

  1. Figer l’identité japonaise du produit : destination, variantes, JMDN, classe et norme de certification réellement applicable.
  2. Valider le demandeur et ses autorisations; relever fabrication, stérilisation, conception et stockage ainsi que les enregistrements de sites nécessaires.
  3. Établir les écarts documentaires, recueillir rapports définitifs et données brutes, aligner revendications, dossier technique et QMS, puis approuver une version contrôlée.
  4. Préparer les demandes ou notifications et leurs annexes sur les formulaires japonais en vigueur, identifier PMDA ou RCB et vérifier le canal de dépôt et les frais éventuels.
  5. Déposer par la personne habilitée, archiver l’accusé de réception, coordonner les réponses, suivre, lorsque cela s’applique, les inspections QMS et les contrôles d’intégrité des données, tracer les modifications.
  6. Vérifier la décision réelle, sa portée et ses conditions avant la vente; remettre au MAH le dossier final, l’étiquetage, le contrôle des changements et la vigilance.

La PMDA publie les règles FD/DWAP et du portail électronique, notamment une mise à jour de juillet 2026. Le dépôt électronique d’un fichier ou son accusé de réception ne vaut pas autorisation du produit.

Vérifier le canal de dépôt indépendamment de la préparation des données : FD et DWAP permettent de préparer les données d’une notification de dispositif médical. Dans la procédure DWAP ordinaire, leur transmission électronique ne dispense pas de remettre les formulaires imprimés. Une procédure de dépôt intégralement en ligne, lorsqu’elle est admise pour le dossier concerné, peut éviter le papier. La PMDA n’accepte pas les notifications par courriel. Vérifier le formulaire, la voie autorisée et l’accusé de réception : l’avis de juillet 2026 n’a pas supprimé partout l’obligation de déposer des documents papier.

Causes fréquentes de retard et mesures correctives

  • Mauvaise voie : classe II adressée au RCB sans vérifier que la norme couvre les revendications. Correction : rapprocher JMDN, norme et utilisation prévue.
  • Demandeur ou sites incohérents : MAH non confirmé ou étape de fabrication à enregistrer omise. Correction : vérifier licence, mandat et inventaire des activités.
  • Preuves disjointes : étiquetage, essais et dossier de risque décrivent des variantes différentes, ou données brutes manquantes. Correction : matrice de correspondance maîtrisée entre les revendications et les preuves, avec vérification des données sources.
  • Réponses contradictoires : fabricant et demandeur japonais répondent séparément. Correction : registre commun des questions, responsable désigné pour la validation, respect des délais fixés par l’autorité et contrôle des versions des réponses.

Maintenir l’autorisation, la certification ou la notification japonaise après le dépôt

Autorisation, certification et notification produisent des effets distincts. Avant la vente, confirmer le statut, la portée autorisée et les conditions. L’acteur japonais responsable assure les procédures de vigilance et les notifications de sécurité. Réclamations, actions correctives de sécurité sur le terrain et rappels, modifications de l’étiquetage ou des sites de fabrication, et nouvelles indications exigent une évaluation réglementaire. Une modification importante peut nécessiter une nouvelle démarche; l’autorisation initiale ne l’englobe pas nécessairement. Conserver dossier, preuves QMS et échanges avec l’autorité.

Livrables attendus d’une mission de dépôt

La mission doit préciser les livrables et les signatures compétentes, sans garantir une décision favorable. Les essais, corrections QMS, services du MAH local et taxes officielles font l’objet d’un périmètre distinct lorsque nécessaires.

  • Décision de voie approuvée : classe, JMDN, norme et destinataire.
  • Registre du demandeur, des sites étrangers, des responsabilités et des autorisations restant à obtenir.
  • Index du dossier japonais, tableau des preuves, suivi des lacunes et documents prêts au dépôt.
  • Preuve de dépôt, registre des questions/réponses et transfert du contrôle des changements et de la vigilance.

Limites du présent service

Cette page traite de l’exécution de la demande : preuves, demandeur, instruction et suivi. Le conseil stratégique, le parcours technique d’enregistrement détaillé et la vue d’ensemble de l’accès au marché relèvent d’autres pages.

Services complémentaires : Conseil stratégique pour les autorisations PMDA; Enregistrement PMDA et procédure de dépôt au Japon; Conformité des produits et accès au marché japonais.

Sources réglementaires officielles

Questions à résoudre avant le dépôt

Le marquage CE ou l’autorisation FDA suffit-il au Japon ?

Non. Ces documents peuvent contribuer au dossier, mais la qualification japonaise, les normes, le demandeur et la procédure nationale restent nécessaires.

Notre dispositif est en classe II : faut-il saisir un RCB ?

Seulement si une norme de certification désignée couvre effectivement le produit et ses revendications. Sinon une autorisation du MHLW après examen de la PMDA peut s’imposer.

Un fabricant étranger peut-il déposer sans entité japonaise ?

Il ne faut pas le présumer. Un MAH ou une organisation locale désignée demeure nécessaire selon la voie retenue. L’éventuelle procédure spéciale pour étrangers et l’enregistrement des sites obéissent à des règles distinctes.

Faut-il achever tous les essais cliniques et le QMS avant le dépôt ?

Les exigences dépendent du dispositif et de la catégorie de dossier. Les preuves nécessaires doivent être cohérentes; un certificat qualité étranger ne remplace pas automatiquement l’évaluation QMS japonaise.

Peut-on modifier l’usage prévu ou un site après autorisation ?

Il faut évaluer chaque changement au regard de la portée autorisée et des risques, puis déterminer avec le responsable japonais si une nouvelle autorisation, certification ou notification est requise.

Responsable de la publication: Khachatrian Razmik

Dernière mise à jour: 2026-10-16

Articles connexes